top of page

Louis Aragon "Je demeurai longtemps errant dans Césarée..."

  • Photo du rédacteur: La Stryge
    La Stryge
  • 31 juil. 2019
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 févr. 2025


"Je demeurai longtemps errant dans Césarée…"

Ça devait être une ville aux voies larges, très vide et silencieuse. Une ville frappée d'un malheur. Quelque chose comme une défaite. Désertée. Une ville pour les hommes de trente ans qui n'ont plus de cœur à rien, une ville de pierre à parcourir la nuit sans croire à l'aube. Aurélien voyait des chiens s’enfuir derrière des colonnes, surpris à dépecer une charogne. Des épées abandonnées, des armures. Les restes d’un combat sans honneur (L. Aragon : Aurélien, Gallimard, 1944 ; Rééd. Le Livre de Poche, 1964, p. 32).

1 commentaire


Guest
10 juil. 2025

Merci pour cet article captivant sur les errances à travers Césarée ! Cette réflexion sur l'exil et l'errance me rappelle les nombreuses figures littéraires qui ont marqué l'histoire de la littérature méditerranéenne. Les récits d'exil dans l'Antiquité tardive révèlent souvent des dimensions spirituelles et géographiques fascinantes que l'on retrouve dans les écrits patristiques.


Les itinéraires mystiques de l'Antiquité tardive


La Cappadoce, région natale de nombreux Pères de l'Église, était effectivement un carrefour d'influences culturelles et spirituelles. Les écrits de Basile de Césarée, par exemple, témoignent de ces déplacements constants entre Constantinople, l'Égypte et la Syrie. Ces voyages n'étaient pas seulement géographiques mais constituaient de véritables parcours initiatiques.


L'errance géographique devient métaphore de l'errance spirituelle, où chaque étape révèle une facette…

J'aime
bottom of page